Visages de 2011
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Face-à-face avec Harmony Brown
Harmony est une oratrice, elle défend la cause de la santé mentale et travaille pour un organisme de logement sans but lucratif de Toronto, en Ontario. Ses problèmes de santé mentale ont commence alors qu’elle était enfant mais ce n’est qu’à 31 ans, après le décès de son père en raison d’une maladie mentale, qu’Harmony a été diagnostiquée comme souffrant d’un trouble dépressif majeur et d’un état de stress post-traumatique. Deux ans après le rétablissement d’Harmony, son plus jeune frère s’est également suicidé. Ces deuils l’ont poussée à partager son expérience. En tant que bénévole avec Mood Disorders Association of Ontario, elle a participé au développement d’un partenariat avec le Toronto Catholic District School Board qui sensibilise des milliers d’étudiants, de parents et de membres du personnel concernant les troubles de l’humeur, la stigmatisation et l’intervention. Elle diffuse également ces messages par le biais de sa propre entreprise, Phoenix Rising. Harmony attribue son rétablissement à un diagnostic exact, un bon psychologue, le soutien de ses amis, ses activités de bénévole, sa foi et sa résistance. Harmony est le parfait exemple d’une personne qui travaille dur chaque jour pour combattre la stigmatisation associée à la maladie mentale.
Pour Harmony, Le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Jeremy Bennett
Jeremy est un auteur, un orateur professionnel et une personnalité du petit écran originaire de Saint-Jean de Terre-Neuve. Jeremy a surmonté ses problèmes d’anxiété et son trouble obsessionnel-compulsif (TOC) et fait preuve de passion lorsqu’il s’agit de tendre la main à ceux qui luttent encore contre ces maladies. Il voyage fréquemment pour présenter au public son premier livre « The Power of the Mind: How I Beat OCD ». Son second livre, « Smile, You’re Perfect », est en cours d’écriture et apprendra aux gens comment s’accepter véritablement. Outre son travail d’écrivain, Jeremy continue de partager ses connaissances sur les signes et symptômes du TOC afin que les personnes atteintes de ce trouble puissent être reconnues et aidées. Jeremy attribue son rétablissement au fait qu’il a accepté sa maladie et fait appel à un soutien professionnel. Il est persuadé que l’expérience apportée par son TOC l’a aidé à grandir en tant qu’individu et à mieux apprécier la vie. Jeremy a trouvé la joie et l’épanouissement en partageant le chemin qu’il a parcouru pour se rétablir, et il continue d’inspirer les autres en remettant en question les barrières et en atténuant la stigmatisation.
Pour Jeremy, Le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Roberta Price
Roberta est une mère, une grand-mère et un membre des Salish de la Côte à Richmond, en Colombie-Britannique. À une époque où de nombreux enfants des Premières Nations étaient envoyés dans des pensionnats autochtones, Roberta a été retirée de force à sa famille et placée en famille d’accueil. Elle a été soumise à des abus indicibles et a été obligée d’abandonner son identité de membre des Premières Nations. Pendant de nombreuses années, Roberta a été tourmentée par des tragédies personnelles et familiales, trop effrayée pour parler de son anxiété et de sa dépression à cause de la stigmatisation. Après une expérience de mort imminente, Roberta a recouru à l’aide d’un professionnel pour faire face à son douloureux passé et se concentrer sur le présent. Roberta est également parvenue à retrouver et affirmer son identité de membre des Premières Nations grâce aux enseignements de ses aînés. Roberta croit que le fait de partager son histoire, le soutien continu de professionnels de la santé et sa détermination constante à aider les autres lui ont permis de gérer sa dépression et son ESPT. Malgré la maladie mentale et les difficultés qu’elle a connues par le passé, la force et la résistance de Roberta lui permettent d’atteindre tous les buts qu’elle se fi xe.
Pour Roberta, Le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Shana Calixte
Shana fait un doctorat d’études des femmes à l’Université York; elle dirige un organisme communautaire et est également une conjointe et une mère aimante. À 16 ans, Shana a été diagnostiquée comme ayant un trouble affectif saisonnier (TAS) sévère et, après la naissance de son fils en 2006, elle a été atteinte d’une dépression post-partum. Malgré les difficultés qu’elle a connues tout au long de sa vie, Shana a décidé de ne pas laisser la maladie mentale faire obstacle à son épanouissement. Aujourd’hui, Shana est la directrice générale de la NISA, la Northern Initiative for Social Action, un organisme mis sur pied par des usagers/survivants à travers lequel elle est fière d’offrir une assistance aux personnes atteintes d’une maladie mentale. Shana estime que son rétablissement tient au fait d’être impliquée émotionnellement dans son travail, de bénéficier d’un soutien communautaire, de parler publiquement sur le sujet de la maladie mentale et de mener une vie saine. En tant que modèle pour des gens de tous bords, Shana bouscule les stéréotypes souvent associés aux personnes ayant une maladie mentale. À travers ses actions de sensibilisation et d’éducation sur la maladie mentale, Shana pousse les autres à prendre conscience de leurs dons et de leur propre potentiel à mener une vie gratifi ante.
Pour Shana, Le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Steeve Hurdle
Steeve est intervenant dans un refuge pour sans-abri à Sherbrooke, au Québec. Dès sa tendre enfance, il a des problèmes importants avec son humeur. En vieillissant, ses troubles d’humeur ont envahi sa vie et l’on conduit vers la toxicomanie. En 2000, il a frôlé la mort suite à une surdose d’héroïne. Après une longue thérapie, il rencontra le docteur De la Sablonnière, au Centre Dollard-Cormier à Montréal. Ce psychiatre lui a enfin permis de mettre le doigt sur le mal qui l’affligeait depuis toujours: la dysthymie, un trouble d’humeur chronique au spectre dépressif. Depuis, grâce à une medication adéquate, Steeve a repris une vie saine et active. Il mord dans la vie à pleine dent. Par sa très grande générosité, il ne manque jamais l’occasion de défendre et de faire valoir le quotidien et les difficulties que peuvent rencontrer les personnes atteintes de maladies mentales. Toujours très à l’écoute des autres, Steeve partage son vécu avec transparence, et il n’a pas peur de dire haut et fort que les personnes atteintes de maladies mentales peuvent s’en sortir.
Pour Steeve, Le rétablissement est possible.







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