Visages de 2010
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Face-à-face avec Christine Dubois
Christine est une résidente d’Asbestos, Québec. Elle est une femme active qui occupe deux emplois, ce en plus de faire la promotion de son livre et de ses conférences. Dès son jeune âge, elle se trouve prisonnière d’une maladie qu’elle découvre à 27 ans soit, l’anxiété généralisée. En 1997, on diagnostique chez elle une dépression. De grands changements débutent alors pour elle et sa famille, que ce soit par la réalisation de projets, de défis et de grands accomplissements. Armée de son courage, de ses outils et de son vécu, elle écrit un livre qui s’intitule « La dépression, le plus beau cadeau de ma vie », source de motivation tant pour les personnes vivant l’anxiété, la dépression que pour les gens en parfaite santé mentale. Par son exemple, elle veut arriver à briser les tabous, à parler de ses expériences, tout en passant par-dessus les préjugés. Selon elle « Rien arrive pour rien », et Christine croit que chacune des épreuves qu’elle a rencontré lui ont permis d’être et devenir celle qu’elle est aujourd’hui.
Pour Christine, le rétablissement est possible.
Face-à-face avec David Albert Newman
David est chef des projets de vérification interne pour la Province du Manitoba et poursuit ses études de maîtrise en administration des affaires à Winnipeg. David a eu une enfance difficile et a souvent souffert de dépression et de grande anxiété. Jeune adulte, il a trouvé difficile de conserver un emploi, et d’entretenir des relations avec sa famille. David a été hospitalisé en 2005 et a reçu par la suite un diagnostic de schizophrénie. Grâce à l’appui de sa famille et d’un travailleur de soutien très compétent et empathique, David a appris à vivre avec sa maladie mentale; il est ouvert et honnête à propos de son vécu. Il revendique la réduction de la stigmatisation en mettant les maladies mentales sur le même pied que les autres problèmes de santé nécessitant la prise de médicaments. David met les gens, y compris les médias, au défi de remettre en question la façon dont ils étiquettent les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. Pour David, il est plus facile de se rétablir en l’absence de stigmatisation.
Pour David, le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Dr. Ted Jablonski
Ted est un médecin de famille qui a enseigné et pratiqué la médecine familiale pendant 25 ans dans les collectivités rurales du Manitoba, du nord de la Saskatchewan, du nord-ouest de l’Ontario, ainsi qu’à Calgary, en Alberta. Ted est atteint de troubles affectifs saisonniers, ce qui représente un défi tout en le rendant empathique comme fournisseur de soins de santé. Ted gère son bien-être mental au moyen d’un traitement professionnel, de l’exercice et d’un mode de vie sain. Ted est d’avis qu’une attitude positive et une approche holistique sont des éléments essentiels au traitement et au rétablissement. Comme participant au circuit canadien « SAD no more » de 2010, Ted fera de la course à pied, du vélo et des discours à travers le Canada afin de sensibiliser les gens aux troubles affectifs saisonniers, et d’inciter les gens à agir afin de mettre un terme à la stigmatisation associée à la maladie mentale. Pour Ted, le rétablissement mène à retrouver son équilibre et à mordre dans la vie à pleines dents.
Pour Ted, le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Marie Asuncion
Âgée de 25 ans, Marie est une musicienne et une enseignante d’anglais comme langue seconde à Toronto. Adolescente, Marie a commencé à éprouver des difficultés à s’organiser à l’école, et à entendre des voix. Elle a reçu un diagnostic de schizophrénie à l’âge de 15 ans, mais elle ne se laisse pas définir par la maladie. Grâce au soutien de sa famille et à sa foi, Marie continue de courir tout droit vers ses objectifs. Elle est diplômée en musique de l’Université de Toronto et elle possède son propre studio de musique où elle enseigne le piano et la harpe. Elle a même été choisie comme porteuse de flambeau pour les Jeux olympiques d’hiver de 2010. Marie est active dans la collectivité philippine et elle consacre du temps bénévolement à travers l’Ontario pour sensibiliser les jeunes et leurs familles, et leur parler de la schizophrénie et de la psychose. Pour Marie, rendre ce qu’on a reçu est quelque chose qui lui vient tout naturellement.
Pour Marie, le rétablissement est possible.
Face-à-face avec Jennifer Ashawasegai
Jennifer est membre de la nation Anishinabek et fait partie de la Première nation de Henvey Inlet, en Ontario. Elle travaille comme journaliste et écrit des articles pour la presse autochtone nord-américaine. Jennifer est atteinte du trouble bipolaire. Dès l’âge de 12 ans, elle a vécu des périodes alternant la dépression et le bonheur extrême. Jennifer a trouvé de l’aide auprès de professionnels et a combiné le traitement médical aux méthodes de guérison traditionnelles des Premières Nations qui mettent l’accent sur le corps et l’esprit. Son lien avec sa culture et ses deux enfants lui permettent de garder les pieds sur terre et de se concentrer sur son objectif de mieux-être. En tant que journaliste, Jennifer a abordé des questions relatives à la santé mentale afin de faire de la sensibilisation et d’aider à réduire la stigmatisation. Jennifer est consciente de ne pas laisser le trouble bipolaire la définir, bien qu’il ait transformé sa vie et qu’elle ait appris à vivre pleinement avec la maladie.
Pour Jennifer, le rétablissement est possible.
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