Visages de 2008
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Face-à-face avec Big Daddy Tazz
Voici Big Daddy Tazz. Tazz est père de famille et est un comédien de Winnipeg qui est convaincu que la meilleure façon de faire face à sa maladie est d’afficher en permanence un visage positif. Durant les sept dernières années, il a dirigé un spectacle théâtral de charité au bénéfice de la Mood Disorders Association of Manitoba (Association manitobaine des troubles de l’humeur) qui a déjà accueilli jusqu’à 1 200 invités. Tazz aime faire rire les autres et adore travailler avec les enfants. Sur scène, son spectacle « Big Daddy Tazz, The Bipolar Buddha » (Le grand chef Tazz, le Bouddha bipolaire) montre sa volonté de cerner sa maladie, le trouble bipolaire, et de l’accepter. Avec le soutien plein d’amour de son fils, Tazz utilise la comédie et le rire pour combattre la stigmatisation de la maladie mentale. Les capacités de Tazz à partager ses expériences avec candeur et avec juste la quantité d’humour nécessaire offrent à chacun un éclairage sur les impacts des troubles bipolaires sur un individu et sa famille. Big Daddy Tazz nous fait part de son histoire au travers de la comédie en souhaitant faire une différence pour tous ceux qui vivent avec une maladie mentale. Comme il le dit lui-même : « Il est temps que la stigmatisation acquière une mauvaise réputation.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Sue Batson Feuer
Voici Sue Batson Feuer. Sue est une artiste visuelle de talent, originaire de Niagara-on-the-Lake, et une mère forte et pleine d’amour pour son fils de neuf ans. Le fait d’être mère est une motivation supplémentaire dans son combat pour surmonter sa dépression chronique et son anxiété. Après avoir été diagnostiquée il y a 16 ans, Sue a éprouvé les pires difficultés pour trouver le bon équilibre en termes de soins et de médications qui lui permettrait de poursuivre sa carrière artistique. Aujourd’hui, elle bénéficie du respect, de la compassion et des soins de santé professionnels dont elle a besoin. Sue sait que son état s’améliore lorsqu’elle crée, et l’utilisation qu’elle fait de l’art comme thérapie a été présentée dans les médias locaux. La maladie mentale est un tabou culturel dans de nombreux groupes minoritaires, mais Sue refuse d’être stigmatisée et vit de façon ouverte sans rien cacher de sa maladie. Sue partage son expérience parce qu’elle croit que lorsque l’on donne les moyens aux personnes atteintes d’une maladie mentale de rechercher de l’aide, ils sont à même de créer la qualité de vie dont ils ont vraiment envie et qu’ils méritent. Elle nous prouve qu’il est possible non seulement de s’adapter à la maladie mentale, mais également de s’épanouir.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Annie Beaudin
Voici Annie Beaudin. Annie vient de Montréal et est une jeune femme dynamique et mère d’une enfant de 7 ans qui fait du bénévolat à la bibliothèque de son école. Annie a souffert de sa première dépression à l’âge de 14 ans mais c’est à l’âge de 15 ans qu’on a diagnostiqué chez elle le trouble bipolaire. Lorsqu’Annie a désiré devenir enceinte, elle a dû faire face à une décision difficile. Pour le bien-être du fœtus, elle a dû interrompre complètement toute prise de médication pour la reprendre dès la naissance du bébé. Un choix risqué qui fut couronné de succès grâce à l’appui de son médecin. Son histoire a été retenue par une chaîne de télévision, et à ce jour, Annie est toujours surprise mais surtout touchée par ces étrangers qui l’abordent pour lui parler et lui confier leurs propres expériences. Annie savoure la vie dans les petits bonheurs au quotidien. Passionnée de marche et de course à pied, elle croit aux bienfaits de se maintenir active et d’avoir une alimentation saine. Elle sait reconnaître et vivre avec les limites que lui impose la maladie. Annie vit entourée d’un mari merveilleux, d’une famille aimante et d’amis fidèles. Son objectif est de poursuivre son action pour démystifier la maladie mentale. Elle veut démontrer qu’avec du soutien, il est possible de mener une vie normale, de construire une famille et de susciter l’espoir.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Kristy Reesor
Faisons la connaissance de Kristy Reesor. Kristy est une Albertaine de 31 ans qui adore être la maman à temps plein d’une magnifique petite fille. Elle croit fermement aux bienfaits du grand air, de l’ensoleillement et d’une bonne nutrition. Elle aime passer du temps avec ses amis, sa famille et ses animaux de compagnie, et participer à des activités créatives telles que l’art et la photographie. Kristy a passé plusieurs années à se débattre avec ses sautes d’humeur. Adolescente, on avait signalé chez elle la présence d’une dépression; plus tard, elle a reçu le diagnostic de trouble bipolaire. Pendant son rétablissement, Kristy a eu recours à la thérapie verbale traditionnelle combinée à des traitements alternatifs tels que les suppléments alimentaires, la thérapie Gemstone, la thérapie Bowen et l’aromathérapie. Grâce au soutien inconditionnel de sa famille, de ses amis, des médecins et thérapeutes, Kristy a pu trouver la stabilité et en profiter, elle qui avait tant cherché à l’atteindre. Elle s’est également rétablie d’une expérience effroyable et difficile liée à une dépression post-partum. Kristy reconnaît la triste réalité de la stigmatisation à laquelle se butent les personnes atteintes de maladie mentale. Elle croit que tout le monde a été affecté par la maladie mentale d’une façon ou d’une autre, et que plutôt que de souffrir dans l’ombre, les personnes atteintes de maladie mentale doivent demander de l’aide et se rappeler qu’elles sont aimées, qu’elles en valent la peine, et qu’elles méritent de recouvrer la santé. La vie de Kristy est devenue plus satisfaisante qu’elle ne l’aurait jamais cru possible, et elle souhaite encourager les personnes atteintes de maladie mentale à ne pas perdre espoir, et à ne pas abandonner la lutte.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Sherri Matsumoto
Voici Sherri Matsumoto. Sherri est une canadienne de Winnipeg d’origine japonaise âgée de 46 ans. Elle aime la musique, l’écriture, la peinture et la poésie. Elle est membre de la Manitoba Schizophrenia Society (Société manitobaine de la schizophrénie) où elle donne des présentations et coanime un atelier pour des enfants ayant des membres de leur famille qui vivent avec une maladie mentale. Lorsque Sherri avait 14 ans, les médecins ont diagnostiqué chez elle une maladie mentale qui a été plus tard identifiée comme étant la schizophrénie. Sherri a passé de nombreuses années dans le déni de ce diagnostic, puis elle a réalisé, alors qu’elle séjournait dans une institution asilaire de soins, qu’elle était malade mentalement et avait besoin d’assistance. Elle peut s’appuyer sur une famille et sur des amis qui la soutiennent vigoureusement. Elle continue de défendre avec force les intérêts des personnes atteintes par la maladie mentale, faisant sans relâche la promotion de services orientés vers la guérison. Sherri raconte avec courage son histoire pour favoriser la réduction de la stigmatisation et pour que les personnes atteintes d’une maladie mentale soient perçues pour ce qu’elles sont et non pas pour la maladie qui les atteint. L’une des devises de Sherri est : « Le respect ne passe jamais de mode… alors, ne vous privez pas de vous en servir!
La guérison est possible.
Face-à-face avec Tonya Alton
Faisons la connaissance de Tonya Alton. Si des mots stimulants et un esprit bienveillant peuvent changer le monde, alors Tonya Alton déplace des montagnes avec sa personnalité éblouissante et son dévouement sans borne envers la littérature. L’histoire de Tonya est celle d’une femme devenue source d’inspiration, ayant réussi à surmonter les défis associés à sa maladie mentale pour mener une vie marquée par la résolution et la passion. Depuis qu’elle a reçu le diagnostic de trouble bipolaire, Tonya a parcouru sans relâche l’Okanagan afin de sensibiliser et de renseigner les jeunes au sujet de la maladie mentale. Son courage physique a mené Tonya à participer à un « saut à l’élastique tout nu » afin de contribuer au financement de la Société britanno-colombienne de la schizophrénie, tandis que son courage spirituel lui a permis de retourner à l’école après une absence prolongée pour obtenir son diplôme d’études secondaires avec mention de distinction. Lorsqu’elle n’est pas occupée à faire du saut à l’élastique, à donner des conférences et à faire du bénévolat dans la collectivité identifiée à la santé mentale, Tonya poursuit sa passion pour l’écriture. En tant qu’ancienne chroniqueuse pour le journal The View in Lake Country, Tonya écrit des romans basés sur l’histoire du Canada. Son premier roman, Under the Sitka Tree, témoigne de l’attitude positive de Tonya, de son écriture habile, de sa créativité remarquable et de sa passion pour la vie.
Pour plus de renseignements au sujet de Tonya Alton et de son travail, veuillez consulter http://www.tlalton.com
La guérison est possible.
Face-à-face avec Sharon Fawcett
Faisons la connaissance de Sharon Fawcett. Sharon est une écrivaine et une conférencière du Nouveau-Brunswick amante de la nature, des randonnées à vélo et de la lecture de mémoires. Grâce à l’amour et au soutien de sa famille, Sharon a survécu au combat qu’elle a livré pendant trois ans contre l’anorexie mentale, et pendant neuf ans contre la dépression clinique grave. Bien qu’elle ait reçu d’excellents soins médicaux pour sa maladie mentale—dont quatre-vingt semaines en tant que patiente dans des unités psychiatriques en milieu hospitalier— Sharon a finalement trouvé la voie de la guérison en s’attaquant aux racines spirituelles de sa maladie. Depuis qu’elle s’est rétablie, il y a plus de neuf ans, Sharon est devenue une ambassadrice audacieuse de l’espoir pour les personnes qui sont touchées par la maladie mentale. Elle a passé des entrevues diffusées à la télévision et à la radio nationales, elle a publié des articles sur les troubles de l’alimentation et la dépression, et elle a écrit un livre intitulé « Hope for Wholeness: The Spiritual Path to Freedom from Depression ». Selon Sharon, « Il n’y a pas de honte à être atteint d’une maladie mentale; la véritable honte réside dans le fait que les personnes souffrent en silence alors que l’aide et le soutien sont disponibles.
Pour plus de renseignements au sujet de Sharon Fawcett et de son travail, veuillez consulter http://www.SharonFawcett.com
La guérison est possible.
Face-à-face avec Paul Mulrooney
Faisons la connaissance de Paul Mulrooney. Paul est un mari dévoué et le père de deux garçons âgés de 12 et 13 ans habitant Mount Pearl, Terre-Neuve et Labrador. Il est un papa fier de ses fils et assiste au plus grand nombre possible de parties de hockey et de séances d’entraînement auxquelles ses fils participent. Même au pire de sa maladie, il a tout fait pour se rendre à la patinoire et encourager ses enfants. Il y a neuf ans, Paul a reçu le diagnostic de dépression et de trouble de stress post-traumatique. Il a fallu plusieurs essais avant de trouver le bon médicament pour stabiliser son humeur. Grâce à un traitement médicamenteux efficace, combiné à la thérapie individuelle et de groupe, le rétablissement est devenu une réalité pour Paul. Il croit que l’amour et le soutien de sa femme et de ses enfants ont été la clé de son rétablissement. À l’heure actuelle, Paul occupe un emploi à temps plein, prépare des bulletins pour le gouvernement de Terre-Neuve et Labrador et étudie à l’université à temps partiel. Paul a également fait du bénévolat à titre de conseiller aux usagers pour le conseil de santé local, de même que pour l’Association canadienne pour la santé mentale. Paul a fait l’objet de discrimination dans son milieu de travail, et on lui a refusé des possibilités d’emploi à cause de sa maladie. En s’exprimant et en faisant partie de la campagne de la SSMM, Paul vise à réduire la discrimination en milieu de travail, de sorte que les personnes atteintes de maladie mentale puissent avoir les mêmes chances que tout le monde. « Je n’ai pas honte de ma maladie », dit Paul, « en parler ouvertement est la seule façon de combattre la stigmatisation associée aux maladies mentales.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Jessica Timmings
Faisons la connaissance de Jessica Timmings. Jessica est étudiante à l’Université de Toronto et elle aime lire et regarder des films avec des amis. Elle croit que se réserver du temps pour elle-même et faire de l’exercice régulièrement l’aide à mener une vie équilibrée. Jessica dédie sa vie à la course à pied, et il n’y a rien de plus exaltant pour elle que de franchir la ligne d’arrivée à la fin d’une course. Jessica est aussi atteinte de dépression. Elle a reçu son diagnostic à l’âge de sept ans, et elle s’est débattue pendant près de 15 ans pour trouver la stabilité. Grâce à l’amour et au soutien de ses parents et de sa soeur, et grâce à l’aide de son médecin de famille, Jessica peut à présent déceler le moment où elle a besoin de plus de soutien ou de médicaments. Jessica travaille fort pour garder son cerveau et son corps en santé, et n’adhère pas à la consommation d’alcool ou de drogue, avec les complications que cela apporte à la chimie du corps. Elle trouve que l’équilibre est la chose la plus importante dans sa vie, et sa stabilité et son éthique du travail l’ont mis sur la bonne voie pour obtenir un diplôme spécialisé en psychologie et en anthropologie. Ses réussites personnelles et académiques l’ont également motivée à faire une demande d’admission à la maîtrise en science spécialisée en archéologie médico-légale et biologique dans une université du Royaume-Uni. Jessica participe à la SSMM afin de démontrer qu’en travaillant fort, les personnes atteintes de maladie mentale peuvent atteindre un équilibre dans leur vie et accomplir de grandes choses.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Vicky Laforge
Voici Vicky Laforge. Vicky vient de Kingston et travaille auprès des jeunes. Elle est membre de la première nation Nipissing. Vicky adopte une approche holistique à l’égard de la santé et s’efforce d’atteindre un équilibre en termes de bien-être mental, physique, spirituel et émotionnel. Sa méthode, consistant à utiliser à la fois des médecines traditionnelles et des thérapies modernes biomédicales, l’aide à faire face à ses attaques d’anxiété et à son trouble de stress post-traumatique (TSPT). Vicky a connu une tragédie familiale dévastatrice et fait appel à toutes les ressources disponibles, notamment de la formation, des exercices, des prières et des thérapies, dans son périple vers la guérison. Bien qu’elle combatte un TSPT, Vicky est en bonne santé, est employée à plein temps, et est considérée comme quelqu’un capable de positiver face à la tristesse. Le soutien qu’elle reçoit de sa famille l’aide à garder les pieds sur terre. Elle exploite désormais ses expériences de façon constructive en tant que porte-parole de la lutte contre la violence conjugale au sein des communautés autochtones. Vicky est une réelle source d’inspiration pour tous.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Beryle Garvin
Faisons la connaissance Beryle Garvin. Beryle est une dame dynamique âgée de 74 ans qui habite Brockville, en Ontario. Elle a mené une vie de couple saine et a élevé 3 merveilleux enfants. Elle vient tout juste d’entrer dans le « monde des ordinateurs » et elle aime apprendre à naviguer sur Internet. Enfant, Beryle a vécu la stigmatisation et la discrimination alors que son père souffrait d’une maladie mentale grave, et qu’il s’est finalement enlevé la vie. Jeune adulte, Beryle a vécu sa première dépression, et elle a combattu d’innombrables épisodes dépressifs au cours de sa vie d’adulte. Au cours de ses nombreuses périodes d’invalidité, Beryle a lutté afin d’élever ses trois enfants et de mener une existence aussi « normale » que possible avec l’aide de son mari attentionné, mais sa maladie a nécessité de fréquentes hospitalisations. Beryle sent maintenant qu’elle participe à ses propres soins de santé mentale étant donné que le public a davantage accès à des renseignements sur la maladie mentale, ce qui lui permet de mieux comprendre sa maladie, de même que les choix de traitement. L’intervention d’une équipe de santé mentale communautaire multidisciplinaire spécialisée en gériatrie a mené au maintient de la stabilisation de son état; elle accorde d’ailleurs à cette équipe le mérite de lui avoir inculqué un sentiment d’espoir alors qu’elle n’était pas en mesure de le générer d’elle-même. De plus, les efforts médiatiques pour déstigmatiser les maladies mentales et l’âgisme ont aidé Beryle à se sentir moins honteuse au regard de sa maladie. Beryle défend la cause des personnes âgées atteintes de maladie mentale, et veut être porte-parole en espérant inciter d’autres personnes âgées atteintes de maladie mentale à demander de l’aide; elle sait qu’ils disposent, eux aussi, de mesures de soutien.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Susan Roach
Faisons la connaissance Susan Roach. Susan offre de l’entraide aux personnes vivant avec une maladie mentale et le fait avec compassion et inspiration. En plus d’agir à titre de gestionnaire de programme dans une halte-accueil de santé mentale axée sur les consommateurs, Susan est coanimatrice d’un programme télévisé sur la santé mentale, et est une formatrice, animatrice et conférencière accomplie. La mission de Susan est de se servir de son penchant envers les conférences, l’enseignement et les échanges pour donner de l’espoir aux personnes qui souffrent de maladies mentales. Sa mission n’a certainement pas été des plus faciles tandis qu’elle combattait elle-même la stigmatisation liée à la maladie mentale. En tant qu’adolescente, Susan a reçu le diagnostic de trouble de la personnalité limite et de trouble bipolaire. Ses symptômes l’ont rendue vulnérable aux sautes d’humeur, à l’automutilation et à des tentatives de suicide. Cependant, plutôt que de laisser son diagnostic dicter sa destinée, Susan a surmonté la stigmatisation liée à la maladie mentale et a pris son avenir bien en main. Depuis ce temps, Susan a découvert de nouvelles sources de joie et de satisfaction : un emploi habilitant, une famille et des amis affectueux et de nouveaux moyens pour exprimer sa créativité, tels que la photographie. En rejetant le désespoir et la tristesse pour favoriser la passion, l’espoir et un désir insatiable d’aider les plus vulnérables, Susan a servi de modèle auprès de milliers de Canadiennes et Canadiens souffrant de maladie mentale. Elle incarne à merveille la phrase suivante : «Soyez l’architecte du changement que vous désirez.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Bonny Ball
Faisons la connaissance de Bonny Ball. Lorsque le fils de 21 ans de Bonny s’est suicidé en juin 1994, on l’a encouragée à parler ouvertement de la cause du décès. Sa famille, ses amis, sa communauté religieuse et ses collègues de travail l’ont entourée de soins et de compassion exempts de jugement. Son groupe de randonnée pédestre l’a laissée s’exprimer jusqu’au bout. Le groupe « Toastmasters » a fourni l’occasion de s’exercer à parler du suicide dans un milieu sécurisant. Le fait de chanter à la chorale de son église a permis d’évacuer la douleur. Une thérapie professionnelle l’a aidée à conserver son équilibre. Le soutien, l’ouverture et la compassion sont venus à bout de la négativité attribuable à la stigmatisation avant qu’elle ne s’enracine. Portée par ce soutien, Bonny a puisé dans ses compétences professionnelles à titre d’analyste d’entreprise pour « changer les choses ». En tant que « survivante d’un suicide », Bonny a commencé à assister à la conférence annuelle de l’Association canadienne pour la prévention du suicide (ACPS). De concert avec les professionnels qu’elle y a rencontrés, elle a conçu le dépliant « Living with Someone Who is Suicidal. » Depuis ce temps, Bonny s’est engagée socialement tant au niveau local que national, contribuant ainsi à « rompre le silence » par le biais de l’écriture, d’entrevues accordées aux médias, de présentations lors de conférences et d’une collaboration à un document de recherche primé portant sur la douance et le suicide. Afin d’habiliter d’autres survivants à agir, elle a également lancé le gestionnaire de liste de diffusion Survivor Advocate Listserve afin de permettre aux professionnels et aux survivants d’entrer en communication et d’apprendre les uns des autres. Grâce à un public mieux renseigné sur les questions de santé mentale et de maladie mentale, et à des initiatives telles que la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, Bonny est d’avis que les personnes récemment endeuillées par le suicide sont de plus en plus nombreuses à recevoir des marques de compassion et de compréhension sans être jugées, et se portent volontaires pour collaborer avec les professionnels de la prévention du suicide. Ensemble, nous CHANGEONS les choses.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Jenny Stewart
Faisons la connaissance de Jenny Stewart. Jenny est étudiante à l’Université Carleton où elle termine un baccalauréat spécialisé en psychologie. Elle habite une ferme d’élevage de chevaux située en Ontario avec ses parents, son conjoint et sa fille de trois ans. La passion de Jenny est l’équitation; elle affirme que le contact avec les animaux a pour effet de la ramener sur terre lorsqu’elle doit lutter contre la maladie mentale. Ce contact permet à Jenny de maintenir son équilibre de sorte qu’elle est mieux préparée à affronter sa bataille de tous les jours contre le trouble obsessionnel-compulsif et le trouble bipolaire. Grâce au soutien de sa famille, de ses amis, des professeurs et des médecins, Jenny s’efforce d’en arriver à une meilleure compréhension de ses troubles mentaux et de leurs répercussions sur sa vie. Elle souhaite aider les gens vivant dans l’ombre de la maladie mentale en se servant de sa propre expérience, et leur démontrer qu’il est possible d’envisager la vie du bon côté. Elle croit que le fait d’être accepté et soutenu par sa famille, ses amis, les enseignants et les professionnels de la santé mentale est essentiel au rétablissement. Jour après jour, Jenny prouve que les personnes atteintes de maladie mentale peuvent mener une vie satisfaisante et productive.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Edward K. Weatherly
Faisons la connaissance d’Edward K. Weatherly. Edward s’agit d’un artiste talentueux, d’un auteur et d’un pianiste classique, en dépit du fait qu’il ait dû affronter la schizophrénie paranoïde, la toxicomanie, l’itinérance, l’homosexualité et le sida. Edward habite maintenant Calgary, et il a récemment écrit un livre, « Making Sense of Crazy », qui décrit son vécu allant de la psychose au guérison. De plus, la vie et l’œuvre d’Edward ont été une source d’inspiration pour sa soeur, Nicole, ce qui a servi à amorcer la production d’un documentaire d’animation en 3D, X-THOTS, qui raconte l’histoire d’un petit extraterrestre perdu qui atterrit en catastrophe dans sa réalité pour découvrir qu’il n’est pas si perdu, après tout. Le film saura éclairer et divertir le public, tout en sensibilisant et en favorisant la compréhension à l’égard des différents problèmes sociaux qui ont eu des répercussions sur la vie d’Edward; le film évolue dans une ambiance sonore électronique, et on y a même intégré certains mouvements de piano classique. Grâce à l’amour et au soutien de sa famille, de même qu’à son équipe de soins de santé et aux médicaments, Edward se construit un avenir brillant et en santé, ce qui est une source d’inspiration et d’espoir pour nous tous.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Mike Hoefer
Faisons la connaissance de Mike Hoefer. Le travail de Mike au nom des Canadiens qui souffrent de maladies mentales est guidé par la passion et est inspiré par sa propre bataille avec la maladie mentale. Après avoir reçu le diagnostic de schizophrénie en 1995, Mike a eu beaucoup de difficulté à accepter sa maladie; il s’est tourné vers la drogue et l’alcool, et a souffert de plusieurs rechutes vécues difficilement. Le fait d’apprendre à accepter sa maladie a permis à Mike de commencer à la surmonter. Récemment, Mike a courageusement changé sa vie. Le rétablissement de Mike s’est réalisé en bonne partie grâce au fait qu’il éduque les Canadiens au sujet de la maladie mentale et de ses propres expériences difficiles. Sa personnalité authentique, son éloquence et son attitude positive ont aidé plusieurs Canadiens et ont valu à Mike des entrevues et des reportages sur CBC Radio-Canada ainsi que dans le journal Brandon Sun. Le travail de Mike comme bénévole infatigable agissant dans l’intérêt des personnes souffrant de maladie mentale est une inspiration pour les gens de Brandon, du Manitoba et de tous les Canadiens.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Susan Mifsud
Faisons la connaissance de Susan Mifsud. Susan est mariée, a deux merveilleux fils ainsi qu’une carrière de vingt ans en gestion des ressources humaines. Elle adore la lecture, touche à l’écriture de nouvelles, et fait de la marche rapide avec des amis pour son bien-être mental et physique. Pendant plusieurs années, elle a eu à mener périodiquement des combats contre la dépression. Susan se décrit comme une personne sociable, enthousiaste et heureuse, atteinte d’un trouble dépressif. Sa maladie ne définit pas qui elle est, mais fait partie de qui elle est. En normalisant le « visage » d’une personne atteinte de dépression, d’autres peuvent commencer à réaliser qu’il s’agit d’une maladie plutôt que d’un défaut de personnalité. Elle espère qu’en étant un Visage de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales, elle peut démontrer que les personnes atteintes de maladie mentale peuvent être productives et d’excellents travailleurs et membres de la collectivité. Le fait de participer à la campagne peut ouvrir la porte à un dialogue positif et exempt de jugement au sujet de la maladie mentale et offrir du soutien aux personnes qui sont aux prises avec des défis semblables, de sorte qu’elles puissent profiter d’une vie productive et pleine de sens.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Michelle Miller
Faisons la connaissance de Michelle Miller. Michelle est une jeune femme brillante de vingt-huit ans qui travaille à temps partiel comme vendeuse dans un magasin, et comme bénévole pour la SPCA. Il y a quatre ans, Michelle a reçu le diagnostic de schizophrénie et du trouble de stress post-traumatique, et elle a également combattu une dépendance à la drogue. Elle a souffert en silence pendant plusieurs années avant de recevoir son premier diagnostic, et a traversé une période difficile comportant plusieurs hospitalisations, diverses thérapies et médicaments. Au cours des 2 dernières années, Michelle a commencé à se rétablir et a reçu un nouveau diagnostic de trouble bipolaire et de trouble de la personnalité limite, en plus du trouble de stress post-traumatique. Grâce au soutien affectueux de sa famille, de vrais amis, de pairs en voie de rétablissement, de travailleurs en santé mentale et d’organismes communautaires, elle a appris à avoir confiance en elle-même et à se lancer dans des activités propres à l’orienter vers le rétablissement et à la motiver à changer sa vie. Avec du courage et un travail acharné, Michelle a obtenu un emploi pour la première fois en deux ans. Grâce à l’aide obtenue de son réseau de soutien, elle s’abstient à présent de toute consommation de drogue, et est mieux en mesure de gérer ses maladies. Michelle est engagée à suivre un traitement et à se rétablir, et elle a même trouvé le courage de faire une présentation lors d’une conférence sur la toxicomanie à Toronto, de même que dans une école secondaire auprès des jeunes à risque. Michelle sait à présent, et veut que d’autres personnes qui vivent dans l’ombre sachent qu’ils ne sont pas seuls. Elle croit que l’amour, la compréhension et le fait de s’exprimer à ce sujet aident tout le monde à s’adapter et à contribuer à la société, de sorte que les personnes atteintes de maladie mentale puissent mener une vie satisfaisante. Elle est une source d’inspiration pour les personnes qui souffrent de toxicomanie et de maladie mentale, en particulier les jeunes adultes qui doivent composer avec les défis accablants que pose la vie au quotidien. Sa famille et ses amis sont très fiers d’elle alors qu’elle vient de si loin. Mais par-dessus tout, Michelle est fière d’elle.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Nina Ryan
Faisons la connaissance Nina Ryan. Nina est une jeune femme dans la vingtaine pleine de vie qui habite la capitale du Canada. Elle a reçu récemment un diplôme en psychologie de l’Université Carleton, et est mariée à son amoureux fréquenté depuis l’école secondaire. La passion de Nina pour la psychologie lui vient de son amour pour les animaux et de son étonnante facilité à établir un contact avec eux. Depuis aussi longtemps qu’elle se souvienne, Nina vit avec de l’anxiété d’origine sociale, un trouble dysthymique, ainsi que les hauts et les bas émotifs du trouble de la personnalité limite. Il lui était difficile de comprendre pourquoi elle éprouvait des difficultés dans tant d’aspects de sa vie jusqu’à ce qu’elle découvre finalement que ses symptômes avaient un nom. Le fait de recevoir son diagnostic a aidé Nina à connaître et à reconnaître les limites de ses maladies, et à se concentrer sur ses forces. À travers tout cela, elle a découvert la chance qu’elle a de pouvoir compter sur le soutien de sa famille et de ses amis qui savent comment s’y prendre pour l’entourer et l’encourager. Nina aspire à aller à la rencontre d’autres personnes qui pourraient être aux prises avec une maladie mentale, à faire davantage de sensibilisation par le biais de son journal en ligne, à donner de l’espoir et à démontrer qu’avec du soutien, il est possible de mener une vie satisfaisante. Elle veut que vous sachiez que vous n’êtes pas seul.
La guérison est possible.
Face-à-face avec Michael Walsh
Faisons la connaissance Michael Walsh. Michael habite Victoria avec sa conjointe Libby qui le soutient. Son travail cible la maladie mentale et la toxicomanie. Ses précédentes luttes contre la toxicomanie l’ont mené à se rétablir de la dépendance, de l’abus sexuel, et à faire face aux nombreuses personnes à qui il a causé du tort. Bien que le plus clair de sa période de rétablissement ait été envahi par la culpabilité et la honte au sujet de son passé, Michael n’a pas consommé d’alcool ni de drogue depuis plus de cinq ans. Récemment, il a participé aux activités de LifeRing Secular Recovery, un organisme à but non lucratif qui a complètement changé sa perspective de la vie. Il est à présent le visage de LifeRing à Victoria, et fait la promotion de cette nouvelle méthode de rétablissement qui attire la popularité et le succès. Michael essaie de montrer l’exemple et aime travailler avec les gens, peu importe l’étape où ils se situent dans leur vie. Il fait également du bénévolat à titre de coordonnateur de LifeRing pour la Colombie-Britannique et de responsable pour la région de Victoria, et il siège au conseil d’administration de l’organisme. Plus récemment, on a demandé à Michael de se joindre au conseil d’administration de RAK Foundation, un organisme dont il a bénéficié en cours de rétablissement. Michael est d’avis qu’en fin de compte, l’acceptation a été l’élément clé menant à son rétablissement. Il est convaincu de l’extrême importance du choix lorsqu’il est question de rétablissement, et que personne ne devrait être forcé à faire quelque chose qui le rend mal à l’aise. Michael fait part de son histoire afin de donner de l’espoir aux personnes qui luttent contre la toxicomanie. Il reprend contact avec la famille et les amis, et il est content d’être sur la voie du rétablissement de sorte qu’il puisse connaître le Michael qu’il n’a jamais connu.
La guérison est possible.






















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